Cette semaine, Somerset House, à Londres, redevient un lieu de rencontre pour l'art d'Afrique et de sa diaspora. La 1-54 Contemporary African Art Fair y tient sa 14e édition londonienne consécutive du 15 au 18 octobre 2026, pendant la Frieze Week, avec une avant-première presse et VIP le jour d'ouverture.
La nouveauté de l'année est un regard en arrière. La foire met en lumière les artistes modernes d'Afrique et de la diaspora, à travers des stands de galeries choisis et une exposition intitulée West Wind, confiée à l'historienne de l'art Nancy Dantas. Son titre renvoie à une chanson de 1966 et à une formule de l'unité africaine.
West Wind réunit des figures comme Gerard Sekoto, Ibrahim El-Salahi, Papa Ibra Tall, Skunder Boghossian, Bertina Lopes, Uzo Egonu, Kofi Antubam et Baya. Ailleurs dans la foire, The Gallery of Everything consacre un hommage monographique à la sculptrice Seyni Awa Camara, et ArtTalks | Kanafani Gallery présente des modernes égyptiennes, dont Inji Efflatoun et Gazbia Sirry.
Les galeries viennent notamment de Lagos, du Caire, du Cap, de Johannesburg, de Harare, de Casablanca et d'Accra. La Côte d'Ivoire est présente avec FILAFRIQUES, galerie installée entre Genève et Abidjan, qui montre Joseph Eze et Maliza Kiasuwa.
Les projets spéciaux élargissent le cadre : Perve Galeria installe Flowing Upstream de Martin Wöllenstein dans la cour Edmond J. Safra, Hassan Hajjaj expose ses portraits My London Rockstars, et ABLAKASSA présente Interlude, avec Jean Servais Somian, Arnold Fokam et King Houndekpinkou. Pour la directrice fondatrice Touria El Glaoui, West Wind aide à « voir le présent autrement ».